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| La Novela, festival des savoirs partagés
Toulouse, 7- 23 octobre 2011
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LA RUSE AU COEUR DU FESTIVAL
FOURMIS ARTIFICIELLES
Une vingtaine de robots-fourmis du Centre de Recherches sur la Cognition Animale donnent le "la" aux musiciens et le ton aux peintres pour des spectacles et des narrations d'un autre type.
Du lundi au vendredi de 18h à 23h
Le samedi et le dimanche de 12h à 23h
Salle de la Commanderie, Espace Duranti |
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Site web de La Novela
Le CNRS en parle
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A voir
Une exposition permanente
Du lundi au vendredi, de 18h à 23h
(hors créneaux des représentations musicales)
Le samedi et le dimanche, de 12h à 23h
(hors créneaux des représentations musicales)
A écouter
Un conte musical scientifique, poétique et robotique d'une trentaine de minutes environ (limité à 35 personnes).
Des chercheurs du CRCA, en compagnie de musiciens, proposent une représentation alternant discours scientifique sur les comportements singuliers des fourmis et ponctuations musicales. Un jeu s'iinstaure entre scientifiques et artistes en présence des "robots fourmis" programmés pour s'insérer dans le spectacle.
Jeudi 13 octobre, 21h à 22h (2 séances)
Jeudi 20 octobre, 21h à 22h (2 séances)
Dimanche 16 octobre, 17h à 18h (2 séances)
Samedi 22 octobre, 17h à 18h (2 séances) |
RENCONTRES AVEC...
Les fourmis champignonnistes : de l'agriculture à la médecine
par Audrey Dussutour, docteur, Ethologiste, chargée de recherches (CRCA-CNRS).
Laissez-vous emporter par cette conteuse née qui vous prouvera que les fourmis ont bien des choses à nous apprendre. Etres sociaux très développés, elles nous dépassent et nous étonnent...
Lundi 10 octobre à 21h
Salle Osète, Espace Duranti |
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Ruse et alimentation chez les insectes et les araignées
par Jean-Paul Lachaud, chargé de recherches (CRCA-CNRS)
Venez découvrir le kit de survie des insectes et des araignées qui ont bien compris qu'il fallait ruser pour maximiser les chances de pouvoir manger tout en évitant de se faire manger soi-même.
Mercredi 12 octobre à 21h
Salle Osète, Espace Duranti |

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LES COLPORTEURS DES SAVOIRS
En s'inspirant de la tradition des troubadours et du goût de Toulouse pour la vie dans la rue, nous proposons aux universitaires une action qui bouscule la ville.
Peut-on modifier ou effacer un souvenir ?
par Pascal Roullet (Professeur au Centre de Recherches sur la Cognition Animale, Université Paul Sabatier, Toulouse III)
Longtemps, nous avons cru qu’un souvenir était stable dans le temps et donc fiable. Cependant, les travaux récents chez l’animal et chez l’homme montrent qu’à chaque fois qu’un souvenir est rappelé ou réactivé, il devient pendant quelques dizaines de minutes instable ou labile. Pendant cette période, ce souvenir est fragile et il peut être modifié. Cette propriété de la mémoire est intéressante pour atténuer voir effacer un souvenir extrêmement douloureux chez des patients ayant eu un traumatisme important (attentat, viol, explosion AZF…). Par contre, si un souvenir peut être modifié à chaque rappel, cela nous oblige à réfléchir à la véracité de nos souvenirs.
Dimanche 23 octobre à 14h00
Place de la Daurade |
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| Imagerie de circuits visuels inexplorés dans
le cerveau de l’abeille
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Depuis que le Prix Nobel Karl von Frisch découvrit au siècle dernier que l'abeille domestique Apis mellifera voit des couleurs dans le région du spectre visuel qui va de l'ultraviolet à l'orange, cet insecte est devenu un organisme modèle pour les études comportementales de la vision. En dépit de leur cerveau relativement simple, abeilles perçoivent et apprennent des couleurs, formes, et informations de profondeur et mouvement, des marques de terrain et des signaux célestes tels que la position du soleil et la lumière polarisée du ciel. Bien que ce riche répertoire visuel a été étudié intensivement au niveau comportemental, peu d'études ont été réalisées au niveau neurobiologique afin de découvrir les mécanismes neuronaux qui sous-tendent le traitement visuel. Ainsi, certaines aires visuelles du cerveau de l’abeille restent, pour l'instant, inexplorées. C'est le cas d'une structure visuelle appelé le tubercule optique antérieur qui reçoit des entrées visuelles des yeux composés de l'abeille.
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Dans un travail conjoint fait par des chercheurs du Centre de Recherches sur la Cognition Animale de Toulouse, la State University d'Arizona et le Laboratoire d’Evolution, Génomes et Spéciation de Gif-sur-Yvette, une caractérisation intégrative du tubercule optique antérieur a été réalisée à partir d’une combinaison de reconstructions neuroanatomiques du cerveau de l’abeille et l’établissement d’une nouvelle procédure d’imagerie calcique permettant de mesurer l’activité de du tubercule optique lors de stimulations visuelles des yeux. Le travail de Theo Mota, un étudiant de l'Université de Toulouse, publié dans The Journal of Neuroscience (1), a montré que les informations visuelles originaires des parties ventrales et dorsales de l’œil de l'abeille sont ségrégées dans des compartiments distincts du tubercule optique antérieur, établissant ainsi une retinotopie inversée. |

Theo Mota
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| Cette étude représente la première analyse physiologique du traitement visuel dans le cerveau de l'abeille au niveau de populations neuronales et rend compte de la capacité des abeilles de réagir différemment à des stimuli visuels présentés au niveau de la moitié dorsale ou ventrale de leurs yeux composés. |

Fig.: L'image montre un cerveau d’abeille et le marquage fluorescent des voies visuelles impliquant les deux tubercules optiques antérieurs (un de chaque côté du cerveau). Les projections des neurones visuels en provenance de la région dorsale (en rouge) et ventrale (en vert) des yeux de l'abeille révèlent une claire ségrégation dorso-ventrale inversée des entrées visuelles au tubercule optique. Les tubercules optiques des deux hémisphères du cerveau sont reliés par deux voies neuronales parallèles qui conservent la ségrégation dorso-ventrale au niveau de la sortie. |
En savoir plus

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